18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 14:05

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-- Dis Mamie.... tu sais faire LA LOUCHE ?

-- euh.... ???....

Ben, a vrai dire, en ces temps de Jeux Olympiques... loin de moi l'idée de me tester dans cette discipline jusqu'à aujourd'hui... le 110mètres balai à la rigueur ... le lancer de hachoir pourquoi pas, le slalom eau stagnante en baignoire j'adore.... mais pourquoi diable la louche....???

... et d'abord, quelle catégorie de louche, dans quel bouillon, avec quel adversaire ??...

 

NON, décidemment c'est trop risqué, je ne ferai pas la louche !

 

-- ... euh, au fait c'est comment la louche ?

-- ben, c'est difficile tu sais, c'est avec les yeux... mais moi j'y arrive pas

-- Âaaaah ! tu veux dire comme ça !!  ..... ÔôôÔ .....(je suis une pro depuis les JO de 56)

-- Oui, c'est ça !

 

Le repas s'est donc poursuivi par un cours de " louche pour les nuls", démonstration à l'appui du suivi d'index de l'assiette jusqu'au nez.

Comme j'ai dû remettre à Gaston la médaille de chocolat du premier de "la louche", notre loustic a entonné sa Marseillaise à lui :

 

♪♫ Allons enfants de la patr iiE...♪♫

"... ♪♫ Contre nous de la  TYRANNi-RE !!......"

 

 

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 08:08

 

Me pardonneront ceux qui ont dû subir les frasques de la météo, mais malgré ma compassion pour les sinistrés je ne peux m'empêcher de jubiler à chaque fois qu'un orage est sur le point d'éclater.

Je trouve le ciel magnifique et suis impatiente de voir qu'on va enfin en découdre !!

 

 

Ciel d'orage

 

J'ai beaucoup de mal à composer dans une atmosphère pesante, lourdeur d'un climat qui oscille entre la chaleur suffocante d'un soleil voilé et les grondements sourds d'un orage qui tarde à s'exprimer. (comme dans la vie ... les non-dits m'asphyxient).

 

Peut être est-ce ma madeleine de Proust à moi, un relent d'une enfance heureuse Ardéchoise malgré les souvenirs cuisants, cachée sous la table de la cuisine illuminée, lorsque la foudre explosait dans un vacarme indescriptible sur les turbines EDF derrière la maison.

 

Quand les rafales de vent commencent à se livrer combat avant le déchaînement, je m'empresse de fermer portes et fenêtres, me campe devant la baie vitrée et me réjouis d'habiter en immeuble. Cinq étages me séparent du paratonnerre et deux m'isolent des inondations... aucune turbine dans le voisinage, il n'y a qu'à attendre.

Bon, tout ce que je vous raconte là c'est mon histoire dans le meilleur des mondes parce que.... quand les rafales de vent arrachent les stores, que les grêlons commencent à mitrailler vitres, voitures, toitures des maisons voisines... au diable ma madeleine et Proust en même temps ! je me fais toute petite.

 

... faut pas exagérer non plus !

 

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 18:08

 

Séraphin en pleine affirmation de son "moi" à pas encore 2 ans, est venu voir papy-mamie, histoire de donner un peu d'air au grand frère, au papa et à la maman en particulier.

 

Comme chacun sait, les chérubins en plein apprentissage de la vie et de l'amour filial ont pour habitude de mettre à l'épreuve les nerfs de leur maman chérie soucieuse de leur offrir le meilleur d'elle même aux différents stades de leur évolution et parfaire... gna, gna, gna

Le pourquoi du comment accompagne le "on doit faire" pour ne pas employer le "fais pas ci, fais pas ça " ou le "pose moi ça tout de suite" des années 50, trop dévalorisant de nos jours. Un vocabulaire élaboré d'adulte que l'enfant assimile très vite sous son air de poupon avec un regard de "cause toujours !"

Il comprend tout, y compris qu'il peut joliment nous berner avec son regard angélique, son sourire et ses réponses pour le moins décalées : gestes catégoriques et rares mots ou onomatopées qui ne laissent planer aucune confusion quant à ses intentions.

 

Cac, beurk et compagnie

C'est ainsi que nous avons vécu deux jours idylliques avec Séraphin dans une osmose gâteuse, parfois houleuse mais pas le moins du monde dénuée de sens.

 

A peine le seuil de l'appartement franchi, Séraphin s'écrie "C'EST PAPY ! " puis il montre du doigt le bras tendu le luminaire du hall s'écrie : "LA LÔMPE !" suivi d'un "CAC" sonore en tendant les bras au Papy.

Traduction : Je suis chez Papy Mamie, chouette !! je vais pouvoir me faire prendre dans les bras et me faire conduire à tous les interrupteurs de la maison pour faire CAC, éclairer, éteindre toutes les lampes, regarder l'effet produit... et re-CAC ! (faut pas pousser non plus, 2 fois c'est tout)

Mais ce CAC n'est pas seulement un terme destiné aux interrupteurs , il valide également (comme les adultes avec leurs clics sur l'ordinateur) tous les actes de sa journée : les pressions de ses vêtements lors de son habillage, l'enfilage des chaussures, la descente des escaliers avec succès, la mise en marche et l'extinction du téléviseur, la fermeture des couvercles, des portes, des tiroirs, la fin d'un jeu de construction ou sa destruction, la fermeture d'un livre...

CAC pis c'est tout, y a pas de quoi en faire un roman !

 

HÉ OU BA ?... AAAAH ! YÉLA !! (il est où le ballon ?...ah il est là !)

 

Lorsqu'on prépare le repas, Séraphin accourt aux bruits de casseroles en disant " MNAM MNAM" et en mettant sa serviette... à nous de lui faire comprendre qu'il est 10 heures de la matinée.... alors sans se décourager il dit "TATO"... ( je ne traduis pas ... à vous !)

Au repas, c'est simple : un seul coup d’œil, il soulève avec sa cuillère sans conviction les blettes en disant "C'EST CACA" et montrant du doigt la gazinière il dit " PÂ " ce qui veut dire "pâtes", alors on dit "après ! " et monsieur se dépêche d'en finir avec les blettes pour avoir droit aux pâtes.

Au dessert c'est "POPOTTE" avec un grand sourire, ce qui veut dire compote en sachant que ça peut aussi bien être un yaourt ou un dessert lacté. Mais attention, la compote doit être finement broyée au risque d'un balayage soudain de la main qui éjecte la popotte et son contenant sur le carrelage (ça, je ne le savais pas la première fois).

 

Dans l'après midi Séraphin a décrété qu'il voulait prendre l'air, il est allé chercher ses chaussures et son Kway et nous les a apportés... on a dû lui expliquer qu'il tombait des trombes d'eau.

 

Passons à la poubelle, élément incontournable de la vie domestique.

Séraphin qui a dû dans un passé récent chercher son bonheur dans la poubelle, a compris aux dires des adultes que c'était "BEURK", il nomme donc les poubelles ainsi.

Un jour Séraphin a expérimenté la dangerosité d'un couvercle de poubelle qui peut s'abaisser ou se lever brusquement d'un coup de pédale comme une grosse bouche prête à vous dévorer et depuis, il prend le large aux abords des salles de bains en émettant un gémissement suivi d'un "BEURK". Je vous fais grâce du folklore au moment de la douche, où la poubelle doit être mise hors d'état de nuire le temps du bain.

Hier Séraphin est venu se plaindre du papy : "PAPY BEURK !".... et non, le papy n'était pas tombé dans la poubelle mais il lui avait fait peur dans le couloir en jouant à cache-cache et comme sa peur est indissociable de la poubelle, mamie diplômée ès onomatopées a tout compris et Papy s'est fait remonter les bretelles : on ne fait pas "beurk" au petit, enfin !

Séraphin a cassé un jouet, mamie a expliqué qu'il fallait le mettre à la poubelle .... alors toute la journée on a entendu dans la conversation en écho au mot "Cassé", un "Beurk" approprié !

 

Ben voilà, c'est pas compliqué de s'occuper d'un petit enfant, il faut avoir l'esprit en éveil, faire preuve de déduction et de synthèse, maitriser les onomatopées et ..... avoir pleinnnnnnnn d'énergie !

 

Alors hier au soir j'ai dit à Papy :

Un Tato, de la Popotte, Cac la lômpe et au lit !!... je suis Beurk

 

 

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 08:46

 

 

En faisant le tour de mes favoris sur la blogosphère, je vois des fleurs du jardin ou du balcon, des recettes de gateaux, de pain, des promenades dans la nature, des travaux dans la maison, je lis des projets en gestation... et moi je ne parviens pas à retrouver le goût de bloguer pour faire partager mes modestes expériences...

Mais ce matin, c'en est trop !

En passant chez Mathilde son figuier a déclenché une incoercible envie de vous montrer le mien !... après tout, y'a pas de raison ! 

 

 

Y'a pas de raison !

Oh j'en vois qui sourient !... pour ne pas dire plus...

Ce... FIGUIER  a 5 ans.

 

Lors de mon Nième anniversaire à la limite du Gard et de L'Ardèche, j'ai cueilli une minuscule pousse de 10 centimètres au pied d'un superbe figuier ployant sous ses fruits.

Avec un zeste de fatalité j'ai enterré la pousse.... l'année suivante le figuier mesurait un peu plus d'un mètre et j'ai découvert un beau jour d'Automne, cachée sous le feuillage une mignonne figue.

Un peu verte la figue qui n'avait pas eu le temps de mûrir mais je l'ai mangée avec un regard d'amour.

Deux années de suite, des insectes rebelles se sont acharnés sur mon figuier, altérant les feuilles. J'ai tenté l'eau savonneuse sans succès et comme je tenais à faire du "bio" sur mon balcon, j'ai évité l'insecticide et j'ai taillé 1 fois, 2 fois.... la dernière datant de cet  l'hiver.

.... après son emputation j'ai murmuré "ADIEU"  à mon figuier............ qui n'a pas dit son dernier mot puisque trois bourgeons pointent leur nez sur le tronc depuis une semaine.

Donc, je ne désespère pas ... je vous tiens au courant !

(tu peux y aller Mathilde, c'est increvable !)

Je dois dire que cette expérience m'a tout de même porté préjudice car mon fils a refusé de me confier la garde de son superbe ficus le temps d'un déménagement... il a brièvement évoqué ma propension à épiler mes plantes...

 

PS : Célestine compatissante (hum !) vient de me faire parvenir son figuier ( y'a pas de raison !)

je m'incline !

 

 

Y'a pas de raison !

 

 

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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 08:05

 

Voici un poème écrit en Janvier 2009

 

Rediffusion

 

Entre mes murs

 

J'aime les murs de pierres dorées ou grisonnantes

Où serpentent ardemment des ronces emplies de baies.
J'aime les murs de pisé, aux ocres chatoyantes
Et les pans qu'on croirait barbouillés à la craie.

 

Je déteste les murs qui m'empêchent de voir,
De respirer, d'entendre, de sentir, de bouger,
Les murs noirs, les murs moites, ceux qui laissent pleuvoir,
Ceux qui sentent l'humus, sans jamais frissonner.

J'aime les murs parce qu'ils sont silencieux et fiers
Ils écoutent, enregistrent, vibrent au son des voix,
Ils sourcillent au bruit, sans ôter leurs œillères
Ils encaissent les coups, sans plier sous leur croix

Je déteste les murs lorsqu'ils sont trop rugueux,
Qu'ils écorchent, qu'ils griffent sans jamais s'excuser,
Qu'ils passent leur chemin, soucieux et besogneux.
Qui, même s'ils vacillent, se refusent à céder.

J'aime les murs tout blancs, dans une maison fraîche
L'été dans la pénombre, l'hiver au coin du feu.
J'aime les murs déserts, que le soleil pourlèche,
Couleurs acidulées, juste dans le milieu.


J'aime pas les murailles qui œuvrent à se défendre,
Celles dont on ne sait rien, qui jamais ne répondent,
Qui nous laissent sans voix à ne pas les entendre,
Et restent impassibles aux colères qui grondent.

Les murs, c'est une énigme, un secret désarroi.
Toujours ils me fascinent et pourtant ils m'entravent.
J'ai besoin de ces murs pour aiguiser ma foi.
De leur charme envoûtant, doucement ils m'enclavent

 

 

Rediffusion

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