Mercredi 4 juillet 2007

 

 

Prévoyez fin Juin, début Juillet, un petit week end en pays de cocagne…ou ailleurs !

Assurez vous que la météo soit plutôt bonne.

Proposez une petite balade digestive dans les collines, parmi les coquets lotissements en fleurs du quartier.

Chaussez vous de chaussures confortables.

Attendez le moment de la sieste pour limiter les rencontres.

Adoptez une allure de croisière, le regard balayant sur la nature qui vous entoure.

 

 

C’est ce qu’on a fait avec Célestine !

 

 

C’est alors que, délaissant la conversation, à notre insu, nos yeux s’emballent : le droit à droite, le gauche à gauche, le gauche en bas, le droit en haut.

Un vertige nous chavire : des clôtures entièrement recouvertes de lauriers roses, rouges, jaunes, blancs, saumons, des massifs bleu mauve de lavandes enivrantes, un subtil parfum de chèvrefeuille, des roses trémières jaillissant des pelouses telles des fusées de feux d’artifice, des touffes de santoline agrippées le long des murs, des clématites pourpres escaladant les grilles.

 

C’en est trop !…une véritable provocation de couleurs et de parfums !

Un irrésistible désir monte en nous et sans même nous en rendre compte, la frénésie du bouturage nous assaille.

Un coup d’œil pour s’assurer que le champ est libre, nos bras écartent rapidement la touffe de lauriers à la recherche du rameau et de son nœud.

Un petit crac sur le rouge, un autre sur le rose,… on grimpe sur le mur, on se plante la main sur une ronce au passage, on caresse le chien,…on revient sur le laurier saumon et on continue jusqu’à plus soif !

 

Et un pied de thym par ci et une touffe de santoline par là, une branche de lavande, quelques graines de roses trémières à maturation, un bout de chèvrefeuille.

Quand nos quatre mains sont pleines …de branches, de racines, de graines, de terre, de griffures…nos poches dégoulinantes d’herbes en tous genres, nous sommes au summum du bonheur, tel le chercheur d’or avec ses pépites .

 

 

Nous avons ratissé le quartier, et rentrons le cœur léger, les mains comblées.

A l’arrivée, le plaisir se prolonge, on plante, on taille, on met dans l’eau, on se partage le butin... en ayant une pensée pour nos chères mères, qui nous ont transmis le virus du bouturage.

Il ne nous reste alors plus qu’à entretenir et regarder pousser le souvenir vivant d’un excellent week end !

En voilà une idée qu’elle est bonne pour faire plaisir à une Marinette !

 

 

Emmenez là donc faire des boutures !…

 

 

 

 
 
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