Lundi 29 octobre 2007

 

 

 

Mes premières années à Lyon ressurgissent aujourd’hui avec le souvenir humide froid et quelque peu oppressant d’un horizon bouché dès le lever du jour.

C’est devenu un réflexe, à peine sortie de mon sommeil, je me dirige en automate vers la fenêtre. J’en écarte mollement les rideaux avec le questionnement d’Automne : les maisons d’en face auront-elles une fois encore disparu ?

 J’ouvre la fenêtre, le paysage est recouvert d’un voile blanc, l’atmosphère détrempée se colle à mon visage.

J’entrevois des silhouettes se mouvant dans une apparente lenteur.

Mes yeux ne parviennent pas à agripper les détails, je me perds dans le brouillard.

Mon esprit erre dans un demi- sommeil, songeur…à rien.

Je n’ai pas envie de sortir de la brume mais le froid me transperce.

Je laisse la fenêtre grande ouverte, et d’un bond, je me plonge dans ce lit encore tiède, les couvertures remontées jusqu’au menton…et je flotte….aussi longtemps que je voudrai… le visage dans les embruns, le corps bien au chaud.

Un coup d’œil machinal au réveil me ramène à la raison.

J'ai froid, le jour me paraît gris, le brouillard trop épais.

Vais je devoir endurer ce chapiteau humide toute la journée ?

Peut être un espoir pour la fin de matinée , ou alors à midi…ou peut être tantôt ?…sinon demain ?

Peut être un bout de ciel ou même le soleil ?…

 

Vite !...un bon café !





 

 

 

par Santoline publié dans : souvenirs
 
 
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